Présentation

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Fiction terminée
Merci à toutes mes lectrices



Bienvenue sur Je-n-y-arrive-plus-fic

Comme l'indique le nom, ce blog contient une fiction. Elle met en scène les Tokio Hotel, mais ils n'apparaîtront pas tout de suite. En fait, leur présence ne sera pas précisée. Pour comprendre, il faut lire ! Je tiens à préciser que l'histoire ne sera pas du tout à l'eau de rose, il n'y aura pas d'histoire d'amour, et tout le monde ne sera pas heureux. Au contraire, elle sera plutôt triste (d'où le Darkfic) et ne finira probablement pas bien! Informations à savoir sur la fiction :


_-_/□ Quand le cancer vous tue...
-/-/-■ Het' / Darkfic
_-_/Tokio Hotel Juste mentionnés
-/-/-« Lola, 14 ans, a une vie des plus banales, jusqu'à ce que cette maladie vienne tout gâcher. Ils sont -/-/-■ « nombreux mais quand nous ne sommes pas touché d'une façon ou d'une autre, on le les voit
-/-/-■ « pas... »
_-_/□ P + 11 chapitres en ligne




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Où noter ma fiction

_-_/kritik-lesencs.tt.genre.(ici)
-/-/-annuaire-fics-tt-genre (ici)
_-_/annu--air--fic-tt-genre (ici) blog supprimé
-/-/-fic--annuaire--th|ge-|r.(ici)
_-_/annuaire-fan-fic-th-x3 (ici)
-/-/-anuaiire-fiictiionsgenre(ici)
_-_/xgustaav--annuaiire |g(ici)
-/-/-fuuckiingxstorys |g_-_(ici)



[1] [100] [200] [300] [400] [500]







On m'a souvent posé ces questions, j'y réponds donc sur cet article pour ne pas avoir à me répéter dis fois. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas !

- Quel âge as-tu ?

__> J'ai écris cette histoire quand j'avais 13 ans.

- Est-ce du vécu ?

__> Non. C'est pour cela que j'ai eu du mal à écrire les sentiments de Lola.

- Pourquoi les Tokio Hotel n'apparaissent-ils pas ?

__> Au départ, j'avais pour idée d'écrire une histoire où ils seraient présents comme personnages. Mais au fil de l'écriture, les intégrer devenait difficile, et je voulais faire originale. En effet, même si Lola en est fan (ce qui n'a rien d'extraordinaire, beaucoup d'histoires traitent ce sujet là), leur présence n'est pas obligatoire. Tous les fan de Tokio Hotel ne les ont pas rencontrer ! Bref, ils sont juste mentionnés ... Et peut être autre chose.






# Posté le mercredi 21 janvier 2009 09:46

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:26

Prévenus et sommaire

Prévenus et sommaire
Voilà la liste de ceux ou celles qui souhaitent être prévenus des suites. Si vous voulez en faire partie, en commentaire ici ou dans n'importe quel article suffit =)










Et un petit sommaire de ce blog, pour vous aider si vous chercher un article en particulier =)


Page 1

- Présentation
- Cet article
- Prologue Banalité
- Chapitre 1 Premiers symptômes
- Chapitre 2 Incompétences

Page 2

- Chapitre 3 Exaspération
- Chapitre 4 Incompréhension
- Chapitre 5 Promesses
- Chapitre 6 Prise de conscience
- Chapitre 7 Agacement

Page 3

- Chapitre 8 Désespoir
- Chapitre 9 Pessimisme
- Chapitre 10 Faiblesses
- Chapitre 11 Non ... Fin !


# Posté le dimanche 22 février 2009 13:24

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:01

Prologue Banalité

 Prologue Banalité
J'avance dans la cour noire de monde, n'ayant qu'une seule peur : rater le contrôle d'histoire que je vais commencer dans seulement une heure. La sonnerie retentit, et je me range dans la file d'élèves qui se trouve être celle de ma classe. Troisième 2. Je m'appelle Lola, j'ai 14 ans, je suis allemande et j'habite à Hambourg. Voilà, c'est tout.

J'entre dans la salle, et m'assoie au fond, comme à mon habitude, seule. Je n'ai pas d'amis, je n'ai jamais compris à quoi cela servait. Le professeur commence son cour, je n'écoute que d'une oreille distraite. Je suis plus littéraire que scientifique, les maths, ce n'est pas trop mon fort. La fin du cour se dessine, nous marquons les exercices à faire pour le lendemain. La sonnerie retentit, je sors de la salle et me dirige vers celle d'histoire. Je me récite mon cour dans la tête, mais j'ai tout oublié, comme à chaque fois. Mais si je ne rapporte pas une bonne note, ma mère va encore me privée de chaîne, et ça, je ne le supporte plus. Le professeur nous sourit et nous distribue une copie recto-verso. Je lis vite fait les questions, ça m'a l'air si compliqué !


[...]


_ Le temps est écoulé, veuillez poser vos crayons.
Je pose le mien, et relève la tête. Certain secoue leurs doigts, d'autre s'étire, moi j'ai peur. Je n'ai pas l'impression de l'avoir raté, mais je ne l'ai pas réussis non plus. Je suis comme ça de toutes façons. Je n'excelle jamais, mais je ne rate pas. Je suis dans la moyenne, je suis banale.





Pourquoi cette photo ?
Pour moi, elle représente la banalité. L'araignée qui avance et revient, faisant toujours le même chemin, ne s'arrêtant jamais, mais n'allant jamais plus vite. Je trouve qu'elle représente bien ce prologue.

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 10:07

Modifié le jeudi 12 mars 2009 14:49

Chapitre 1 Premiers symptômes

Chapitre 1 Premiers symptômes
J'ouvre la porte de la maison, la peur au ventre. La sentence est tombée il y a une heure : 10/20. Jamais cela ne lui suffira, et même si mon père me défendra, je serais punie. Pas de Tokio Hotel pendant une semaine.
_ Lola ! Comment s'est passée ta journée ? Commence ma mère, réjouit. Elle n'allait pas l'être longtemps.
_ J'ai eu ma note d'histoire.
_ Le contrôle que tu as fais la semaine dernière ? Tu as eu combien ?
_ 10
_ C'est tout ? Lola, je t'avais prévenue.. Commence-t-elle, déjà moins enthousiaste.
_ Je sais, mais j'ai fais de mon mieux
_ On en rediscutera au souper, vas donc faire tes leçons.
C'est toujours pareil. Je monte doucement les escaliers, essoufflée alors qu'il n'est pas haut. J'arrive dans ma chambre et commence mes leçons. Comment ma vie pourrait-elle être plus ordinaire ? Je déteste la routine, pourtant je tombe dedans. Il me faut une heure pour tout faire, puis j'allume ma chaîne, où j'y insère un CD. La musique commence, et je m'allonge sur mon lit. Je ferme les yeux, bien dans ma peau, comme si j'existais vraiment.
_ Lola..
J'ouvre doucement les yeux, mon père est penché au dessus de moi. Il a éteint la radio, car je n'entends aucun bruits. Mes yeux se posent sur le réveil à ma droite, il est vingt heures.
_ Tu as mauvaise mine Lola, tu as dormis la nuit dernière ?
_ Oui
_ Viens manger, Florian est rentré
_ Ah bon ?
_ Oui.
Quel échange extraordinaire. Florian est mon grand frère, il a 18 ans et habite à moitié avec sa copine dans un appartement miteux. Je me lève, la tête me tourne, mais je suis mon père jusqu'à la cuisine où sont installé ma mère et Florian. Quand il me voit, il se lève et me fait la bise.
_ T'as une tête affreuse Lo'
_ Bonjour à toi aussi, je réplique. Qu'ont-ils tous à me critiquer ? Je me regarde dans une glace, et c'est le choc. Je suis pâle, et j'ai des cernes sous les yeux, alors que j'ai pourtant bien dormi la nuit dernière. Mes cheveux sont mal coiffés, j'ai dû bouger pendant ma sieste improvisée. Je m'assoie à table, et ma chère mère aborde de suite ce que je redoutais.
_ Bon, vas y Lola, répètes ce que tu m'as dis tout à l'heure, commence-t-elle
_ Pfft, je soupire, j'ai eu 10/20 à mon contrôle d'histoire
_ C'est tout ? Ben dis donc, tu vas pas survivre, se moque Florian. C'est sûr qu'il peut se moquer lui, il ne s'est jamais fait engueuler pour ses notes, qui étaient pourtant inférieurs aux miennes. On peut dire que je ne suis pas la petite chouchoute, du moins à ma mère. Elle a son fils adoré, mon père a sa fi-fille. Parfait. Mais j'aurais besoin de l'amour d'une mère, même si elle ne me cèderait pas tout. J'aurais aimé qu'elle montre un peu moins sa préférence pour son fils, mais ce ne sont que mes rêves. Au moins, j'ai un père qui m'aime, et un frère. Bien sûr, ma mère va me punir de quelque chose, mais cette fois ci, mon père la devance.
_ Tu as la moyenne, et j'ai t'ai vu travailler, on ne devrait rien dire pour cette fois là
_ Mais non, ce n'est pas normal ! Si on ne dit rien, elle continuera à ne pas travailler !
_ Mais j'ai travaillé ! Je réplique. J'ai passé trois heures à réviser ce contrôle, elle ne peut le nier.
_ On ne dit rien cette fois là, recommence mon père, tu essayeras juste d'avoir une meilleure note au prochain, ok ?
_ Oui, merci, je souffle. Y aurais-je échappé cette fois ci ? Nous mangeons, mais ce n'est pas l'envie qui me prend. Bizarrement en ce moment, je n'ai pas très faim, moi qui d'habitude mange assez. C'est comme cette nouvelle fatigue, je ne comprends pas. Nous terminons, puis Florian me suit dans ma chambre où il s'affale sur mon lit, complètement à l'aise. Je m'allonge près de lui, et attends. Il ne vient pas pour rien, il a forcément quelque chose à me dire. En effet, après deux minutes entières de silence, il lance
_ ça va ? Je suis étonnée de sa question, mais je réponds pas l'affirmation, et lui demande pourquoi.
_ je ne sais pas, t'as pas beaucoup mangé, et, je me répète peut être mais, tu as une tête affreuse. Quelque chose ne va pas ?
_ Non, je suis juste un peu fatiguée. Et toi, je change de sujet, comment ça va avec Julie ?
_ Super, même si on s'est engueuler hier. Les gars et moi, on s'est fait une soirée mecs, et j'étais un peu bourré quand je suis rentré. Ça ne lui a pas plu je crois. Elle pense que j'ai fais quelque chose avec une autre fille.
_ Et c'est vrai ?
_ De quoi ?
_ Que tu as couché avec une autre
_ Non, même si je ne me rappelle plus trop de ce que j'ai fais. Il y avait pleins de bombes, mais c'est elle que j'aime
_ Rassures moi, tu ne lui as pas dis ça ?
_ Si pourquoi ? Il se redresse sur son coude et me regarde.
_ Quel manque de tact ! je m'écris, tu lui as dis qu'il y avait 'pleins de bombes' ?
_ Heu.. J'irai m'excuser demain.
_ Je crois que ça serait pas mal ! Mais, tu es sûr que tu ne l'as pas trompé ? Il ne répond pas de suite, réfléchissant, puis me regarde intensément.
_ J'avoue que sur ce coup, je me suis fais avoir.
_ Pardon ?
_ Tu as littéralement changé de sujet Lola, mais revenons un peu à toi. As tu un copain ? Demande-t-il, soudain tout souriant.
_ Non, je ne sais même pas pourquoi tu t'obstines.
_ Il faut que tu te bouges Lo', tu n'as pas une amie ! Sois plus sociable ! Il me lance ça, complètement détendu. C'est peut être naturel pour lui, mais pas pour moi. Je me renferme d'un coup, et tourne la tête vers l'unique poster qui décor ma chambre.
_ Je n'en veux pas.
_ Pourquoi ? Les vrais amis, c'est formidable tu sais, continue-t-il. Je soupire et ferme les yeux. Pourquoi tout le monde s'obstine à vouloir que j'ai des amis ? Je m'en suis toujours sortis sans, je ne vois pas pourquoi cela changerai. Ma vie n'est pas si terrible que ça, même si je la passe le plus souvent seule. De ce côté, je suis l'opposé de Florian. Lui a une dizaine d'amis, sans compter les filles. Et puis il a Julie depuis un an et demi. Sur le coup, cela m'a étonné. Il a toujours été du genre matcho, qui couche avec des filles différentes, mais comme tout le monde, il a finit par changer, et il s'est casé. Je ne peux que remercier Julie, car je n'ai jamais été aussi proche de Florian depuis qu'ils sont ensemble. Je pense qu'il a changé de point de vue par rapport aux filles.
_ Lola, tu dors ? Je ne réponds pas, et je l'entends se lever. Il met la couverture sur moi et me fait un bisou sur le front.
_ Tu n'as vraiment pas bonne mine, souffle-t-il, puis j'entends la porte se refermer lentement. Je suis si horrible que ça ? Peut être que c'est pour ça que je suis si seule, je suis peut être trop moche. Pourtant c'est vrai, d'habitude je ne suis pas si pâle, et je n'ai pas si sommeil. Qu'est ce qui a changé ces derniers temps ?


Pourquoi cette photo ?
Ce bonhomme, seul, me faisait pensé à Lola. La pluie tombe seulement sur lui, comme elle, comme si le pire n'arrivait qu'à lui, j'ai beaucoup aimé ce dessin.

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 10:13

Modifié le jeudi 12 mars 2009 14:51

Chapitre 2 Incompétences

Chapitre 2 Incompétences
Une semaine est passée, mais rien n'a changé. Ma vie est pourtant plus animée que d'habitude. La raison ? Dans une semaine nous partons, ma classe et moi, en Angleterre. Les professeurs nous donnent donc plus de travail que d'habitude, pour rattraper le retard que nous allons prendre, et celui d'anglais ne fait que de nous parler de cette semaine tant attendue. Pourtant moi, je ne suis pas si impatiente que ça. Je n'aime pas trop ce pays, noyé par la pluie, trop urbanisé pour moi. Étrange critique venant d'une fille vivant à Hambourg, mais c'est pourtant vrai, je n'ai jamais aimé la ville. Autant de monde dans un espace petit, où l'on se marche dessus –je parle de mon collège-, très peu pour moi. Je sors de la douche et observe mon reflet dans la glace recouvrant une partie du mur, en face de moi. Je suis immonde. La fatigue constante laisse des cernes sous mes yeux, et j'ai maigris, énormément. Mais, aussi bizarre que cela puisse l'être, je n'ai pratiquement jamais faim. Je suis devenue si moche que je me fais horreur. Comment ai-je pu changer en aussi peu de temps ? Je m'habille lentement, puis sors de la salle de bain, me dirigeant vers la cuisine. Nous sommes un jeudi matin, et c'est mon père qui m'emmène en cours. Il est assit à table, buvant un café.
_ Bonjour, tu as bien dormis ? Me demande t-il.
_ ça peut aller, et toi ?
_ Très bien. Je t'ai sortis des céréales. Il me désigne la boite posée sur la table. Je me sors un bol, une cuillère et du lait, puis je me sers. Je m'assoie ensuite et commence lentement à manger, mais j'ai des difficultés à avaler. Je m'arrête aux bout de trois bouchées, n'en pouvant plus.
_ Tu ne manges plus ? Mon père a relevé la tête, et me regarde, interrogatif.
_ Je n'ai pas faim.
_ Lola, cela fait une semaine, presque deux maintenant, que tu ne manges plus rien. Que se passe-t-il ?
_ Je ne sais pas, ça... Je n'y arrive plus. Je ne sais même pas comment lui expliquer, je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. Soudain, je me sens mal, et je me lève pour courir aux toilettes. J'arrive à temps et vomis le peu que je viens d'avaler. Mon père est derrière moi, inquiet. Je me rince la bouche et m'affale au sol, le dos contre le mur.
_ Je ne t'emmène pas à l'école comme ça. Vas t'allonger, j'appelle ta mère. Il s'éloigne vers le salon, où est posé le téléphone. Ma mère est éducatrice de jeunes enfants handicapés, et elle commence tôt. Je lui obéis et me relève faiblement. Je me traîne jusqu'à mon lit et m'y affale. Que m'arrive-t-il ?
Pendant plus d'une heure, le temps que ma mère arrive, je reste allongée dans mon lit. J'ai allumé la radio sur une station choisie au hasard, et j'écoute du classique en regardant le plafond. Ma vie est comme lui, blanche, unie, terne. Cette maladie –quelle qu'elle soit- la rendra-t-elle plus aminée ?
_ Lola, c'est moi ! Ma mère passe la porte de ma chambre et me regarde fixement.
« C'est vrai que tu as une mine affreuse... J'ai pris une journée de congé, je t'emmène chez le médecin. Il nous prend entre deux rendez vous. Tu as de la fièvre ?
Elle vérifie, mais non.
« C'est peut être tes règles, avance-t-elle
_ Je les ai eus il n'y a pas longtemps, je réplique. Je vais à la salle de bain et me passe un coup d'eau sur le visage, pour me rafraîchir un peu. J'enfile des converses et un manteau, puis je suis ma mère jusqu'à sa voiture. Comme depuis plus d'une semaine maintenant, je suis fatiguée. Je pose ma tête sur la vitre froide, et ferme les yeux.

_ Bonjour, entrez je vous en prie. Je suis désolé, le docteur Fever est absent pour causes familiales, et c'est moi qui le remplace cette semaine.
Il nous sert la main à chacune et nous indique de nous assoir sur les deux chaises. Lui s'installe derrière le grand bureau de bois.
_ Alors jeune fille, que t'arrive-t-il ? Je tente tant bien que mal de lui expliquer ce qui m'arrive. Il m'ausculte pendant dix bonnes minutes puis annonce que ce n'est, je cite « qu'une simple fatigue passagère, un peu de repos te feras du bien, mademoiselle ! ». Alors c'est tout ? Ma mère insiste un peu sur le fait que cela fait plus d'une semaine que je ne mange plus, mais il répond que c'est, cette fois ci, un blocage de ma part. Tout cela pour dire que c'est de ma faute, quel diplôme a-t-il pour avancer cela ? Il me semble qu'il n'a pas plus de 25 ans, ce n'est pas jeune pour être médecin ? Nous repartons à la maison, et je repars me coucher. Il ne m'a donné aucun médicament, il m'a juste conseillé de dormir et de manger. Facile à dire.
J'entends la porte de ma chambre s'ouvrir à dix huit heures, je suis réveillée depuis plus d'une heure, mais je réfléchissais. Et si cette 'fatigue' me permettait de rater le voyage en Angleterre ? J'ouvre les yeux, et reconnais Anja Kalkair, une fille de ma classe.
_ Salut, commence-t-elle
_ Bonjour.
_ Je suis venue t'apporter les devoirs d'aujourd'hui. Tiens. Elle pose une feuille sur mon bureau et se tortille au milieu de la pièce, attendant sûrement que je parle. J'essaye de faire un effort, mais ma phrase n'est pas très originale.
_ Merci, c'est gentil.
_ Tu comptes revenir en cours quand ?
_ Je ne sais pas...
_ Tu seras là pour le départ dans 6 jours ? Un sourire fend son visage quand elle évoque le voyage. Incroyable. Qui a-t-il de si joyeux à quitter l'Allemagne pour un autre pays où il pleut tout le temps ? Je suis très bien chez moi, et je suis capable de tenir une conversation en Anglais. Mais je préférerai aller aux States, au moins là bas, il faut beau.
_ Oui, sûrement, je soupire. Mes parents ne me laisserons jamais rater une semaine de cours, c'est quasiment sûr. Elle trouve une excuse pour partir, et sort de la chambre. Je me lève et me dirige vers le bureau, où est posé la feuille. Dessus, il y est écrit les devoirs à faire pour le lendemain. Je m'installe et commence à les faire, pour m'avancer.
Je finis une heure plus tard, et je me dirige vers le salon. Je m'affale sur le canapé et allume la télévision. Pendant une demie heure, j'appuie frénétiquement sur la télécommande, ne trouvant aucune chaîne à mon goût. Ma mère est partit chez les voisins avec mon père –ils sont amis depuis des années, un papier l'indiquant était posé sur la table basse. Je ne sais pas si Florian rentre ce soir, ça dépend de s'il s'est réconcilié avec Julie.
Justement, la porte s'ouvre sur lui. Il vient s'assoir près de moi après m'avoir fait un bisou sur le front. Je lui demande comment il va, même si l'expression de son visage en dit déjà beaucoup.
_ J'ai essayé de l'appeler, mais elle ne répondait pas, commence-t-il. Alors, je suis carrément allé chez elle, et je me suis excusé. Il regarde dans le vide, se remémorant sûrement la scène.
« Elle m'a dit qu'elle ne savait plus où elle en était, qu'elle n'était pas sûre de me croire et qu'elle préférait que je ne dorme pas à l'appart avec elle, ce soir.
_ Mais, je m'écrie, c'est aussi le tiens !
_ Ce n'est pas grave, je dors ici. Ça ne te gêne pas ?
_ Non, mais c'est pas cool ce qu'elle t'a fait, même si tu l'as cherché.
_ Tu as mangé ? Me demande-t-il
_ Non.
_ Alors viens, on va essayer de se faire un truc. Je le suis jusqu'à la cuisine, et nous préparons notre repas préféré : pâtes à la bolognaise. J'espère que ce plat me donnera faim, car je n'ai pas mangé depuis ce matin. Les parents appellent et nous préviennent qu'ils mangent chez les voisins. Nous dînerons seuls. Je mets la table, et nous nous installons sur la table basse du salon, devant le film préféré de Florian, ça. Malheureusement, je n'arrive pas à manger, et je me contente de regarder la télévision. Quand cela va-t-il cesser ?


Pourquoi cette photo ?
En fait, j'ai trouvé que ce papillon ressemblait un peu à Lola ( la pauvre, elle passe d'araignée à papillon, en passant par un gars ) . Il est enfermé, noir, dans son bocal. Elle , c'est de sa maladie qu'elle est emprisonnée, et l'extérieur est le rêve pour elle : allez mieux.

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 10:16

Modifié le jeudi 12 mars 2009 14:55